La vie ne me fait pas peur

  • Auteur·rice : Maya Angelou
  • Illustrateur·rice : Géraldine Alibeu
  • Edition : Seghers jeunesse
  • Date de publication : 2018

Les fauves rugissants et les animaux gluants ? Ils ne me font pas peur.
Les garçons de ma classe qui tirent sur ma tignasse ? Ils ne me font pas peur.
Être seule, le soir, dans ma chambre plongée dans le noir ? Cela ne me fait pas peur du tout.
À travers les mots d’une petite fille qui n’a pas froid aux yeux, Maya Angelou délivre son secret pour combattre les terreurs infantiles : s’ouvrir au pouvoir des rêves et de l’imaginaire…
Une leçon de vie d’une grande dame des lettres, poétesse, conteuse et romancière afro-américaine, figure de la lutte pour les droits civiques.

J’ai découvert cet écrit de Maya Angelou à l’attention des enfants il y a peu et illustrée, il me la fallait absolument ! Il est indiqué qu’il peut être lu avec les enfants à partir de 5 ans et seul à partir de 7 ans, mais comme d’habitude, les âges sont très relatifs. Cela ne fait que quelques semaines que nous l’avons mais Bout’Chou, en pleine phase de peurs noctures, me l’a déjà demandé plusieurs fois de lui-même.

Il s’agit d’une poésie prononcée à la première personne, comme une incantation de pouvoir et même d’empouvoirement. Maya Angelou la dédie à tous les enfants qui sifflotent dans le noir en refusant d’admettre qu’ils ont sacrément la frousse. Se répéter qu’on n’a pas peur, même si on le sait et qu’on l’avoue peut-être aux rares personnes de confiances, ça aide, on le sait. Face aux ombres, face aux gens, face aux bêtes, face à l’inconnu… l’enfant qui lit cette poésie montre tour à tour de la force, de la détermination, du courage, du défi mais aussi de la sérénité et de la joie. C’est aussi avec la peur qu’on avance, qu’on survit.

Les illustrations sont douces, juste ce qu’il faut pour accompagner le texte. Il faudrait en faire toute l’étude. Par exemple, le grillage qui sert pour les ombres mais aussi pour les nuages fait, j’imagine, parfaitement écho à cette peur dont il faut se libérer. Il change d’ailleurs de couleurs vers la fin…

Petit plus, le livre est bilingue, écrit en français et en anglais, un vrai atout !

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