Eyes that kiss in the corners

  • Auteurice : Joanna Ho
  • Illustrateurice : Dung Ho
  • Edition : Harper Collins
  • Date de publication : 2021

A young Asian girl notices that her eyes look different from her peers’. They have big, round eyes and long lashes. She realizes that her eyes are like her mother’s, her grandmother’s, and her little sister’s. They have eyes that kiss in the corners and glow like warm tea, crinkle into crescent moons, and are filled with stories of the past and hope for the future.

« Certaines personnes ont les yeux comme des lagunes de saphir avec des cils comme la dentelle d’une robe de bal, s’étendant jusqu’à leurs joues lorsqu’ils dansent.
Grands yeux, longs cils.
Pas moi. »

Voici la traduction des premiers mots de cet album, le premier qui parle d’apprendre à aimer et célébrer la forme de nos yeux, ceux avec un pli épicanthique* au niveau de nos paupières, qui donne cet aspect allongé et plus petit.

Notre jeune héroïne a les yeux de sa mère, ceux qui s’embrassent dans leur coin et luisent comme un thé chaud. Lorsque sa mère rentre du travail et la prend dans ses bras, ses yeux se plissent en croissant de lune, étincelant comme des étoiles. Sa mère a les yeux de Amah, sa grand-mère, dont les yeux qui s’embrassent dans leur coin et luisent comme un thé chaud, ne fonctionnent plus aussi bien qu’avant. Mais cela ne les empêche pas d’être remplis des souvenirs et des histoires qu’elle raconte. Mei-Mei, sa petite soeur, a les yeux de Amah elle aussi. Ses yeux, qui s’embrassent dans leur coin et luisent comme un thé chaud, soupirent de devoir attendre la grande sœur revenir de l’école, et admirent cette dernière comme si elle était son plus beau cadeau.

Les yeux de Mei-Mei sont comme ceux de notre jeune héroïne. Tout comme sa sœur, sa mère et sa grand-mère, ses yeux portent les contes du passé et les espoirs pour le futur ; ses yeux sont une révolution.

En reconnaissant ses yeux dans ceux des femmes de sa famille qu’elle aime et admire, notre jeune héroïne découvre la propre beauté de ses yeux, célèbre tous leurs possibles, et apprend à les aimer. Tout en poésie, les mots de Joanna Ho résonnent tout particulièrement dans mon cœur, et les illustrations oniriques et extraordinaires de Dung Ho, avec tous ces détails références à chercher, m’emportent loin dans mes souvenirs d’enfance.

* Pour en savoir plus, il y a quelques posts sur mon feed instragram ou vous pouvez me retrouver en atelier « Ne m’appelez plus bridée » pour en parler avec La Féministerie https://www.lafeministerie.com/ateliers-racisme

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :